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QUAND LES HABITANTS DE BOURBON DEVAIENT LIVRER DES QUEUES DE RATS

24/05/2026

En 1769, dans les Mascareignes françaises, une étrange obligation aurait été imposée aux habitants : fournir douze têtes d'oiseaux et quarante-huit queues de rats à l'administration. Une mesure surprenante aujourd'hui, mais née d'une crise bien réelle.


À l'époque, l'île Bourbon — l'actuelle La Réunion — et l'île de France, aujourd'hui Maurice, vivent principalement de leurs cultures. Lorsque deux violents ouragans frappent les îles, les plantations sont ravagées. Ce que le vent laisse debout devient alors la cible d'un autre fléau : les rats, qui prolifèrent rapidement et dévorent les récoltes survivantes. Des oiseaux granivores, eux aussi jugés nuisibles, aggravent encore la situation.


Face à cette menace, le gouverneur général aurait ordonné à chaque habitant de participer à la lutte contre ces ravageurs. Les queues de rats et les têtes d'oiseaux servaient de preuve des captures, une façon simple d'impliquer toute la population dans la protection des ressources alimentaires.


Derrière cette anecdote insolite se cache surtout une réalité brutale : celle d'îles fragiles, dépendantes de leurs récoltes et constamment exposées aux catastrophes naturelles. Après les cyclones, survivre signifiait parfois compter… des queues de rats.


Source : l'histoire abrégée de l'ile Bourbon

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