
JULES MARCELY PAYET DEVENU FRÈRE JULES AMOS
Jules-Amos, un enfant de Saint-Paul devenu religieux
Né le 2 avril 1856 à Saint-Paul, à La Réunion, Jules Marcely Payet est le fils de Marcely Payet et de Louise Virginie Fontaine. Son enfance se déroule au gré des mutations professionnelles de son père, employé de l'Administration pénitentiaire. Dans les différentes écoles qu'il fréquente dans sa ville natale, il découvre progressivement la vie religieuse et s'intéresse à la vocation des Frères des Écoles chrétiennes.
Arrivé à l'âge où il peut choisir son orientation, il demande à rejoindre le Noviciat de Saint-Denis. Il y entre le 28 août 1871 et reçoit l'habit religieux le 8 décembre de la même année. À cette occasion, il prend le nom de Frère Jules-Amos.
Un éducateur apprécié de ses élèves
Sa vie religieuse le conduit dans plusieurs établissements. Il exerce successivement à Saint-Pierre, Saint-Denis et Sainte-Marie, à La Réunion, puis à Fianarantsoa, à Madagascar. Partout, il se consacre principalement à l'éducation des jeunes.
Il possède les qualités d'un éducateur attentif et sait trouver un équilibre entre autorité et affection. Ses élèves l'apprécient et respectent son autorité, tandis que ses confrères reconnaissent son sérieux et son sens des responsabilités.
À plusieurs reprises, il est également chargé de la gestion matérielle des communautés. Il y fait preuve d'ordre, de prudence et d'économie, tout en conservant des relations simples et bienveillantes avec ceux qui l'entourent.
Une personnalité joyeuse et une foi profonde
De tempérament enjoué, Frère Jules-Amos contribue à maintenir une atmosphère fraternelle au sein des communautés où il séjourne. Même lorsque les effectifs sont réduits, notamment pendant certaines périodes de vacances, il reste fidèle à la régularité de la vie communautaire.
Sa foi est particulièrement marquée par une profonde dévotion envers la Vierge Marie. Il aime rappeler que son entrée dans la vie religieuse avait eu lieu le jour de la fête de l'Immaculée Conception. La récitation du rosaire occupe également une place importante dans ses moments de prière et de repos.
Une vocation finalement consacrée
Le récit consacré à sa vie souligne toutefois qu'il ne cherche pas particulièrement à approfondir sa formation professionnelle ni à développer ses connaissances. Cette attitude contribue à retarder sa profession perpétuelle.
Lorsque celle-ci devient enfin définitive, il en éprouve une grande joie. Cette étape semble alors donner à sa vie religieuse une nouvelle orientation, davantage tournée vers la reconnaissance et l'action de grâces.
Les dernières années à Saint-Denis
Avec l'âge, Frère Jules-Amos est progressivement atteint par plusieurs infirmités. En 1934, il est mis au repos dans la communauté de Saint-Denis, où il reçoit les soins et l'attention de ses confrères.
À la fin de sa vie, il reçoit les derniers sacrements et s'éteint paisiblement, après avoir consacré une grande partie de son existence à la vie religieuse et à l'éducation des jeunes.
Son décès survient le 28 octobre 1936, à Saint-Denis, dans sa 81e année. Il avait alors vécu 65 années de vie religieuse, dont 13 années depuis sa profession perpétuelle.
Les funérailles témoignent de la considération qui lui était portée : l'évêque de Saint-Denis vient prier auprès de sa dépouille et se fait représenter à ses obsèques par son vicaire général.
Ainsi s'achève le parcours de Jules Marcely Payet, devenu en religion Frère Jules-Amos, un Réunionnais qui consacra plus de six décennies de son existence à la vie des communautés religieuses et à l'éducation de la jeunesse, à La Réunion comme à Madagascar.
Source :
Les Archives Lasalliennes
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