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FÉLICIEN PAYET (1862–1884), DIT FRÈRE LÉONIEN-LOUIS : UNE VOCATION INTERROMPUE

01/06/2026

Félicien Payet naquit le 31 décembre 1862 à Saint-Joseph, à l'île de La Réunion. Il était le fils de César Payet et de Thérèse Célerine Hoareau. Le couple eut neuf enfants, auxquels s'ajoutaient les autres enfants issus du premier mariage de la mère.  Très jeune, il manifesta une profonde inclination religieuse. À l'âge de seize ans, se croyant appelé à la vie religieuse au sein de la Compagnie de Jésus, il fut admis au noviciat de Saint-Denis, où il suivit durant plusieurs mois les exercices spirituels des Jésuites. Malgré sa piété, la délicatesse de sa conscience et un caractère exemplaire, ses supérieurs estimèrent que sa vocation s'orientait davantage vers les Frères des Écoles Chrétiennes.

Il entra ainsi au noviciat des Frères des Écoles Chrétiennes à Saint-Denis le 13 janvier 1880. Il prit l'habit religieux le 18 avril de la même année et reçut le nom de Frère Léonien-Louis.

L'année suivante, il fut affecté à Saint-Louis, où il se distingua par un grand dévouement à l'éducation des enfants et un zèle remarquable dans l'accomplissement de sa mission. Cependant, sa santé se détériora rapidement lorsqu'une phthisie pulmonaire (tuberculose) se déclara. Dans l'espoir d'une amélioration, ses supérieurs décidèrent de le transférer à Saint-Paul afin de lui faire bénéficier d'un climat différent.

Malgré la progression de la maladie, Frère Léonien-Louis demeura fidèle à ses devoirs, édifiant pour ses confrères et attentif à ses élèves. Son état ne s'améliorant pas, il fut admis à l'infirmerie du district à partir de septembre 1882. Durant les deux dernières années de sa vie, il fit preuve d'une grande ferveur spirituelle, supportant avec résignation les souffrances et les épreuves liées à sa maladie.

Ses derniers instants furent particulièrement édifiants. Dans l'heure précédant sa mort, il indiqua lui-même les prières qu'il souhaitait réciter avec ceux qui l'entouraient : le Salve Regina, le psaume Laetatus sum ainsi que plusieurs cantiques. Il demanda ensuite au père jésuite qui l'assistait de solliciter pour lui le pardon de ses Frères, avant de s'éteindre paisiblement dans le Seigneur.

Les témoins de cette scène furent profondément marqués, rappelant cette parole biblique : « Que je meure de la mort des justes, et que ma fin soit semblable à la leur » (Livre des Nombres, chapitre 23, verset 10).

Frère Léonien-Louis, né Félicien Payet, décéda le 31 décembre 1884 à Saint-Denis, le jour même de ses 22 ans, après cinq années de vie religieuse.


Source : Les archives lasalliennes


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