DE LA VOCATION A L’OFFRANDE : LA VIE DU FRÈRE LÉON-MARTIN

18/02/2026

Joseph, Alfred TECHER est né le 28 Octobre 1853 à Saint Denis, fils de Philogène TECHER et de THOMAS Arthémise.


Entré encore très jeune au noviciat des frères de l'école chrétienne de sa ville natale le 19/08/1867, il avait déjà largement profité de l'éducation reçue dans nos écoles. Il prit l'habit le 01/11/1867 et devient Frère Léon-Martin. Après sa première année de probation, il prit avec succès la responsabilité d'une petite classe.
Cinq ans plus tard, sa vocation fut durement éprouvée par la défection d'un proche parent. Il résista à cette épreuve et demeura fidèle à son engagement.


Son caractère impétueux lui donna souvent l'occasion de pratiquer de nombreux actes de vertu. Grâce à une foi profonde, à une générosité sincère et à une volonté docile, il triompha toujours des luttes intérieures qu'il eut à soutenir. Les exemples et les conseils des frères chargés de sa formation initiale restèrent gravés dans sa mémoire et exercèrent sur lui, jusqu'à son lit de mort, la plus salutaire influence.
Employé à l'enseignement dans plusieurs communautés de l'île de La Réunion, le frère Léon-Martin, doté d'une énergie et d'un dévouement remarquables, se donnait entièrement à tous, parfois même jusqu'à l'excès. L'année précédente, il prit froid et fut atteint d'une pleurésie qu'il négligea de soigner. Une bronchite s'ensuivit, qui évolua en tuberculose pulmonaire.


Autant il redoutait la mort lorsqu'il était en bonne santé, autant il l'accueillit avec calme et résignation durant sa longue maladie. Les derniers jours de sa vie furent très douloureux, mais son courage ne faiblit jamais. « Je ne demande pas à Dieu de ne pas souffrir, disait-il, mais seulement le courage de souffrir sans me plaindre : je crains de perdre le mérite de mes souffrances. » Il était si délicat dans ses sentiments que, lorsque la douleur lui arrachait malgré lui une légère plainte, il s'en humiliait aussitôt et en demandait pardon.


À Saint-Denis (La Réunion), la communauté des frères lasalliens a eu la douleur de perdre l'un des siens : le frère Léon-Martin, décédé le 5 avril 1889, dans sa trente-sixième année et la vingt-deuxième de vie religieuse.
Les derniers sacrements le préparèrent dignement au passage vers l'éternité.



Source : les archives lasalliennes